Communiqué
Depuis la fin de l’année dernière, la région du Darfour toute entière connaît l’une des situations les plus graves auxquelles le monde est confronté.
En février 2003, des affrontements se sont brusquement intensifiés alors que deux mouvements rebelles Darfouriens faisaient leur apparition. Il s’agit de MJE et MLS.
Ils accusent le gouvernement central de Khartoum non seulement de marginaliser le Darfour mais aussi de soutenir les éleveurs nomades arabes dans les différents qui les opposent aux
autres groupes.
Face à cette situation l’armée régulière soudanaise a entrepris d’importantes opérations militaires. De surcroît, une milice irrégulière arabe connue sous le nom de
Djandjawids a été constituée et soutenue par le gouvernement de Khartoum.
Selon l’ONU et les organisations de défenses des droits de l’homme, nombre des attaques contre les populations civiles ont été menées par des combattants Djandjawids
se déplaçant à cheval et qui souvent entrent dans les villages afin d en tuer les résidents, empoisonnent les puits et brûlent tout sur leur passage.
Au moment où les différentes parties disposent d un mécanisme de résolution de conflit c’est à dire le Darfur Peace Agreement signé à Abuja en
Mai 2006, les exactions contre les populations civiles continuent à s’intensifier au Darfour et à l Est du Tchad voisin.
Ce conflit a causé la mort de plus de 300.000 personnes et environ 500.000 réfugies et 2.500.000 personnes déplacées.
Le 31 juillet 2007 ,30 personnes ont été tué suite à des affrontements entre deux tribus arabes rivales dans sud du Darfour.
Face à cette situation préoccupante nous recommandons vivement :
· Au gouvernement soudanais et les
différents mouvements rebelles de respecter leurs engagements par rapport à la mise en œuvre du Darfour peace agreement ;
· Aux nations unies et à l’union
africaine de procéder immédiatement au déploiement au Darfour des forces de maintien de la paix Hybride de l’ONU et du l UA pour une meilleure protection des populations civiles des personnes
déplacées ;
· Aux Etats africains de s impliquer
pleinement et d’une manière efficace pour les résolutions des conflits qui perdure ;
· A la communauté internationale
de renforcer les moyens financiers du Darfur-Darfur Dialogue and Consultation (DDDC) afin de mieux faire respecter les accords de paix du Darfour ;
· Aux bonnes volontés d’appuyer les
organisations humanitaires qui opèrent dans les camps de réfugiés à l’Est du Tchad pour une meilleure assistance aux réfugiés darfouriens ;
· L’implication des jeunes Africains
dans la gestion et la résolution du conflit Darfour.
Par Djibril Baldé
Consultant et membre du Darfour Consortium
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